Ah, la copropriĂ©té⊠ce fabuleux théùtre du quotidien oĂč chaque mur, chaque mĂštre carrĂ©, peut devenir un champ de bataille Ă©pique digne de Game of Thrones (mais avec plus de procĂšs que dâĂ©pĂ©es).
đ€ïž Aujourdâhui, on vous emmĂšne dans un Ă©pisode intitulĂ© : âFenĂȘtre sur cour⊠et sur les nerfsâ.
Un jour tranquille, dans un immeuble paisible, un copropriĂ©taire dĂ©cide dâajouter un peu de lumiĂšre (et beaucoup de transparence) Ă son appartement en remplaçant ses vieilles ouvertures translucides par de jolies fenĂȘtres coulissantes. RĂ©sultat ? Vue directe sur la cour, et surtout⊠sur lâintimitĂ© du voisin dâen face, qui, lui, nâavait rien demandĂ© Ă personne.
đŹ âMais câest pour faire entrer la lumiĂšre !â se dĂ©fend lâauteur des travaux. âEt puis ça ne dĂ©passe pas !â ajoute-t-il. Il brandit mĂȘme un acte notariĂ© et une prescription trentenaire comme un vieux grigri magique. Pas de bol : la Cour de cassation, elle, nâa pas Ă©tĂ© Ă©blouie.
âïž Clac : Retour Ă lâenvoyeur ! Le juge rappelle la rĂšgle dâor du voisinage : un mur mitoyen, câest comme une brosse Ă dents â ça ne se partage pas sans consentement explicite. Remplacer des ouvertures, mĂȘme "sans changer la taille", câest non, surtout si ça permet de zieuter le barbecue du voisin sans se pencher.
đ Bonus juridique du jour : La âservitude de vueâ (oui, câest un vrai terme) nâest pas un super-pouvoir automatique. Il faut prouver que lâouverture a permis de zieuter rĂ©guliĂšrement depuis au moins 30 ans. Sinon ? Rideau.
đ MoralitĂ© ? Avant de poser des fenĂȘtres sur un mur mitoyen : demandez Ă votre voisin. Et par Ă©crit, sâil vous plaĂźt. Sinon, câest la justice qui viendra refermer les volets pour vous.